Le ministère espagnol du Travail a ouvert une consultation publique sur un projet de décret qui augmenterait de 5,3 % le salaire minimum en 2027, pour le porter à 1 286 € brut par mois. Le ministère entame les procédures requises afin d’approuver la mesure avant les élections générales, prévues le 29 novembre.

La hausse proposée est supérieure à celle de 4,9 % recommandée par le comité d’experts du ministère sur le salaire minimum. Le comité a lié sa recommandation au taux d’inflation en glissement annuel d’octobre, dans le but déclaré de protéger le pouvoir d’achat des travailleurs. Des sources du dialogue social ont indiqué que le ministère avait fait savoir qu’il souhaitait une hausse légèrement supérieure à ce niveau, en partie parce que le salaire minimum a augmenté de 3,1 % cette année, tandis que l’inflation a dépassé ce chiffre pendant une partie de la période.

Selon le projet, le salaire minimum brut journalier serait de 42,87 € et le montant annuel de 18 004 €. Pour les travailleurs sous contrat à durée déterminée, le minimum proposé serait de 60,88 € par journée de travail légale. Les employés de maison percevraient au moins 10,06 € par heure effectivement travaillée.

Le ministère du Travail s’emploie à faire approuver rapidement la hausse, avant les élections. Des sources participant au dialogue social ont indiqué que le ministère envisageait de la soumettre au Conseil des ministres le 17 novembre, après la grève générale prévue le 11 novembre. Ces dernières années, les hausses du salaire minimum ont été approuvées en début d’année, généralement en janvier ou en février.

Les syndicats CCOO et UGT ont réclamé une hausse de 7 % ainsi que la réforme promise du mécanisme de compensation des compléments de salaire par rapport au salaire minimum. Les employeurs, quant à eux, se sont opposés à une hausse du salaire minimum à ce stade, avant les élections générales. Des sources syndicales ont indiqué que le gouvernement pourrait approuver la hausse sans leur soutien, car l’augmentation proposée est inférieure à leur demande et la réforme concernant les compléments de salaire pourrait ne pas être adoptée.

Sources: elDiario.es.